Les Sanka sont des clowns

 
 
 
 
 
 Note d'intention
 

  
 
 

« Les Sanka » sont des clowns.

Oublier le bavardage de « L’affaire Sardines » et de « La mort d’Elga, »… Garder le burlesque pas si innocent et sortir du microcosme culturel Franco-français, telles sont les gageures de ce nouveau spectacle au nom éponyme : « Les Sanka ».

Ce duo si complice et très complémentaire monte une forme légère dans laquelle  le peu de matériel est prétexte à développer un vrai rapport avec le public. Prenons en référence
 « L’affaire Sardines » et ses 140 diapositives, prétextes à de multiples détournements comme à l’instauration d’une complicité abusée avec le spectateur. Aujourd’hui, sur chaque représentation de « La mort d’Elga », je vois tous les moments où j’aurais pu me passer du texte et susciter la même réaction. Que dire d’autre, sinon que « Les Sanka » font du Sanka !


N'attendez rien d'eux, vous ne serez pas déçus !

J’ai toujours cherché à gagner le public qui ne va jamais au théâtre, ni même au théâtre de rue, à ouvrir ce moyen d’expression, mais sans perdre les aficionados. J’aime asseoir côte à côte ceux qui ont tout vu et ceux qui ne savent pas qu’ils n’ont rien vu. Ne sont-ils pas finalement un peu les mêmes ?

« L’affaire Sardines » est certainement ma pièce la plus aboutie sur ce point. Et encore, avec mes diapos de boîtes de sardines, je me souviens avoir été peiné de laisser des analphabètes sur le carreau. Je ne veux plus devoir passer une génération de migrants pour retrouver un public qui comprenne ma langue. Abandonner la langue française et partir sur une culture commune, voilà la base de cette nouvelle aventure.

Utiliser le théâtre comme un exutoire est bien la vocation commune à tous mes spectacles. J’aime qu’on plonge dans mes pièces comme on se jette dans un concert de musiques actuelles. J’aime qu’on ait chaud et qu’on ait mal aux côtes. J’aime qu’on s’y exprime sans y avoir été invité. J’aime les débordements, même s’ils me donnent parfois le vertige lorsqu’il s’agit de les rattraper. Par cette approche, j’espère créer un théâtre qui réunit, en montrant du doigt nos excès plus que nos différences.

 

Burlesque, bruyant, pas bavard.

La déambulation Les Sanka incite le public à venir se mêler de nos histoires lors de nos prises de sons récoltées dans la ville. Entre débordements techniques et emportements journalistiques, entre rencontre et non rencontre, nous développons le thème du "qu'est-ce que vous faites là ?!", en engendrant rumeurs, entraides et connivences.

Une écriture en publique.

Avant la prise de son, notre premier élément de travail est le spectateur. Si nous favorisons une écriture plateau dans notre salle de travail, nous cherchons à développer le plus tôt possible les confrontations et improvisations avec le public lors de nos différentes résidences et sur nos différents partenariats.

L’écriture de mes spectacles à texte s’est toujours faite pour moitié en présence du public. Invitations en résidences, sorties de fabrique, crash-tests, tournées sur un autre réseau (bars, centres de vacances…). Je n’ai jamais écarté aucune expérience pour confronter mon écriture au spectateur, très en amont de la sortie du spectacle.

Sur « Les Sanka », nous sommes régulièrement confronté au public dès octobre 2009, pour une sortie vers mai 2010.

Erick Sanka
 


 
 

 
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