Sortie en 2010
Créations libres, uniquement pour la rue.
Le son part, mais il revient toujours. L’effet Jocari du son est peu connu, mais savez-vous qu’un son revient toujours à son point de départ ? On peut le réentendre parfois des années après, sous forme d’infrason inaudible pour l’homme. Et lorsqu’un chien aboie seul au milieu de la nuit, c’est parce qu’il a entendu quelque chose.
Véritables chercheurs au Centre Européen du Son, Karine Brotier et Guy Girard nous ferons découvrir la substance émotionnelle du son dominant. Cette plongée en apnée dans ces retours de sons peut vous en apprendre autant sur votre ville qu’une carotte glacière creusée au pôle Nord. Tout est vrai puisque tout est sincère.
Les Sanka : n’attendez rien d’eux, vous ne serez pas déçus !
Lexique
La compagnie
monte
,
une déambulation internationale et interactive avec le public,
un duo de "clowns à la Sanka".
Propos
Nous disposons
de casques de protection surmontés de casques hifi, de micros dont nous
ne maîtrisons pas le fonctionnement. Nous sommes
reliés à des câbles toujours trop longs ou trop courts et notre diffusion sonore est omniprésente. Voilà les éléments constituant notre théâtre d’objets.
Le public est notre terrain de jeu. Nous créons des actions de prises de son, réelles ou fictives, suscitant sa réaction et son interpellation. Par exemple, nous prenons le son de tous les éléments extérieurs, du mobilier urbain, des véhicules, des gens ou des animaux, nous entrons dans les commerces.
Notre
univers burlesque, bruyant pas bavard (encore que), joue avec les faux-semblants. Ici nous prenons les mesures sonores d'un tournage prochain avec Tom
Hank, là-bas nous testons un nouvel outil de détection sonore pour les douanes... On
ne nous demande jamais comment ça marche, mais toujours à quoi ça sert.
Le son est prétexte aux plongées abyssales dans nos imaginaires.
Les riverains y croient ou n'y croient pas, débattent. Certains cherchent la caméra cachée, le sens de nos actions. La réponse est hors cadre. L'absurde et le bon sens se répondent en écho.
Enfin, on nous conseille pour mieux arriver à nos fins. Un spectateur nous aide à vaincre notre incompétence. Un autre s'y prendrait autrement. C'est laborieux, gros, énorme. Et pourtant, si ça pouvait être vrai !...
D'abord imaginée en fixe, la déambulation s'est imposée sur ce spectacle obsédé par la rencontre individuelle et par la propagation de la rumeur. Par le théâtre de l'invisible, nous cherchons à donner à imaginer en créant la connivence. Nous nous appuyons sur une douzaine de situations scénarisées pour créer nos improvisations de circonstance.